
Publié le 10 juin 2024


Il y a cannibalisation de mots-clés quand plusieurs pages d’un même site visent la même requête avec la même intention de recherche. Google hésite alors entre elles, aucune ne s’impose et c’est souvent la moins utile qui ressort. La solution tient en quatre gestes : identifier les pages en concurrence, choisir une page de référence, puis fusionner, rediriger, canoniser ou différencier les autres.
Les points clés
01
Plusieurs pages, une requête
Elles visent la même intention de recherche et se font concurrence.
02
Une page de référence
Choisir celle qui doit se positionner sur la requête.
03
Quatre solutions
Fusionner, rediriger, canoniser ou différencier.
04
Des outils pour la repérer
Search Console et outils SEO révèlent les pages en concurrence.
Le problème touche surtout les sites qui publient beaucoup : à force de couvrir un sujet sous tous ses angles, on finit par écrire deux fois le même article. Et Google trie de plus en plus sévèrement les contenus redondants : après sa mise à jour de mars 2024, il annonçait 45 % de contenus peu qualitatifs et non originaux en moins dans ses résultats. Voici comment repérer et corriger la cannibalisation, avec un tableau de décision et les outils adaptés.
En quelques mots, la cannibalisation d’un mot-clé survient lorsqu’un contenu est positionné sur un autre contenu qui possède le même mot-clé et la même intention de recherche. En clair, les mots-clés de ces contenus se “mangent” entre eux ce qui provoque une réduction de vos performances SEO sur les pages et, de façon généralisée, sur l’ensemble de la structure de votre site web.
Par exemple, admettons que vous soyez en charge d’un site e-commerce pour différents domaines viticoles. Vous proposez à la vente des bouteilles de vin répertoriées selon leur âge, leur cépage, leur couleur, le domaine de production, etc. Pour que votre stratégie SEO fonctionne, vous avez décidé de créer un blog dans l’optique de publier des articles. Le piège dans lequel il ne faut pas tomber réside dans l’erreur de positionner vos articles de blog sur les mêmes mots-clés que vos pages commerciales. Étant donné votre statut e-commerce, vous souhaitez, bien entendu, mettre d’abord en évidence les pages qui servent à générer du trafic sur votre site et développer votre chiffre d’affaires : vos pages commerciales. Une fois cet objectif identifié, il vous faut trouver un stratagème dans votre stratégie de recherche de mots-clés pour dissocier une page commerciale et un article de blog qui traite du même sujet, sans risque de cannibalisation de mots-clés.
Si vous créez une page pour mettre à la vente une bouteille de Sauternes de 10 ans d’âge, il est préférable d’éviter de rédiger un article de blog avec pour mot-clé “Sauternes 10 ans d’âge”. Pourquoi nous direz-vous ? Tout simplement, car si l’article de blog est mieux optimisé que votre page commerciale, celui-ci recevra un meilleur classement sur la SERP et votre page produit sera reléguée très loin derrière lui.

Vous soupçonnez des doublons sur votre site ? Notre pré-audit SEO gratuit les repère, et notre agence SEO à Bordeaux peut les corriger. Pour faire vous-même l’inventaire, suivez notre méthode d’audit de contenu.
Outre le risque de voir deux contenus différents, sur le plan de l’intention, positionnés sur le même mot-clé, il existe deux autres points à éviter d’urgence :
Ces deux éléments peuvent être identifiés et évités grâce à un audit SEO qui repère efficacement les pages en doubles ou bien une construction peu aboutie qui réduit considérablement vos performances.
Google ne prévoit pas de pénalité spécifique pour la cannibalisation, mais les effets sur vos positions sont bien réels. Voici les cinq conséquences les plus fréquentes lorsque deux contenus ou plus visent le même mot-clé.
Si vous pensiez que vous alliez augmenter vos chances de voir les mots-clés principaux de votre site apparaître en premier sur la SERP grâce à plusieurs contenus optimisés sur ces derniers, vous avez tort ! Nous ne vous jetons cependant pas la pierre, car nous savons que toutes entreprises cherchent à se placer en tête de classement des positions de Google pour bénéficier à coup sûr de meilleurs CTR (taux de clics).
Le risque, en faisant cela, est qu’en plus de vous battre avec vos concurrents, vous vous mettez aussi en concurrence avec votre propre site web. Google et les autres moteurs de recherche n’ont alors pas d’autres solutions que de positionner en priorité la page la mieux optimisée parmi celles qui sont référencées sur le même mot-clé au détriment de leur pertinence. Un second risque vient s’ajouter à l’équation, car, vous le savez, l’algorithme de Google peut faire varier le classement des pages et tantôt faire passer votre page principale en priorité et tantôt l'échanger de place avec un contenu moins pertinent de votre site.

Vous le savez certainement, mais les backlinks (liens provenant d’un site externe qui pointent directement vers le vôtre) restent un signal fort pour votre référencement. La construction d'une stratégie de netlinking efficace est très chronophage et, lorsque vous trouvez les bonnes plateformes avec un niveau d’autorité suffisamment élevé et qui correspondent à votre domaine d’expertise, vous souhaitez que le lien retour soit dirigé vers une page pertinente pour votre site.
Admettons que votre page commerciale, pour une bouteille de Sauternes de 10 ans d’âge, possède 4 backlinks et que votre article de blog sur le même sujet et le même mot-clé possède 6 backlinks, alors ce sera cette page qui dominera la SERP. Ce favoritisme peut même se produire avec un tout autre site web si leur page, toujours sur le même sujet que vous, détient plus de liens entrants qualitatifs.
Les liens internes ou maillages internes ont une incidence colossale pour indiquer aux robots d’indexation la hiérarchisation des pages. Au-delà d’une aide apportée à la navigation d’un utilisateur, ces liens favorisent un canal direct de communication pour Google. Ainsi, si plusieurs pages comportent les mêmes mots-clés et les mêmes liens internes pointant vers elles, les robots de Google auront de grandes difficultés à comprendre laquelle est la plus importante. Pour limiter cette confusion, vous pouvez supprimer quelques liens sur vos pages de moindre importance pour laisser votre page principale au centre de l’attention.

Tout d’abord, retenez que pour indexer une page web, Google analyse avec précision les termes principaux qui constituent votre contenu, mais aussi l’intention de recherche associée.
Toujours sur notre histoire de bouteille de Sauternes, imaginez que l’un de vos clients inscrive sur la barre de recherche la requête suivante : acheter une bouteille de Sauternes de 10 ans d’âge. Cependant, plusieurs pages de votre site se positionnent sur ce mot-clé, il est donc fort probable que votre client se retrouve sur votre article de blog qui parle du même sujet, mais ne délivre pas l’intention souhaitée.
Ce type de scénario frustre l’internaute, qui n’a pas obtenu la réponse qu’il attendait. Il revient aux résultats de recherche et clique sur un concurrent : vous perdez une vente, et la page la plus pertinente de votre site reste dans l’ombre.
Le crawl, ou exploration, correspond aux visites des robots sur votre site. Chaque page quasi identique consomme une partie du temps que Googlebot vous consacre, au détriment des pages qui comptent.
Pour un petit site, l’effet reste limité : selon la documentation de Google sur le budget d’exploration, le sujet concerne surtout les sites de plus d’un million de pages uniques mises à jour régulièrement, ou de plus de 10 000 pages modifiées chaque jour. Pour un gros site e-commerce aux milliers de déclinaisons de produits, en revanche, les doublons peuvent retarder l’indexation des nouvelles pages.

Pour vous apporter un soutien dans votre traque à la cannibalisation de mots-clés sur votre site, voici 3 logiciels en ligne qui vous apporteront de bons résultats :
Avec Semrush, vous allez pouvoir surveiller l’état de votre positionnement sur Google et traiter au cas par cas le positionnement de chaque page. Ainsi, le logiciel détecte l’ensemble des mots-clés cannibalisés entre eux et répertorie ces résultats dans un rapport de cannibalisation. Ce rapport présente une vue d'ensemble complète sur les risques liés à cette problématique que votre site rencontre.
De plus, ce logiciel analyse en profondeur la répartition des mots-clés grâce à leurs urls.

Identique à Semrush, la Search Console de Google offre une prestation d’identification de cannibalisation de mots-clés à la seule différence qu’il faut procéder à une analyse manuelle. Par exemple, vous pourrez savoir quelle url se positionne sur un mot-clé en particulier. Grâce à la Search Console, vous pourrez facilement déceler le duplicate content ou alors remanier certaines pages pour qu’elles n'empiètent pas sur une page plus importante.

Certes, Google n’est pas un logiciel, mais quoi de mieux que de vérifier concrètement son niveau de cannibalisation de mots-clés à même le moteur de recherche ? Pas la peine de s’improviser expert en SEO, il suffit simplement de rentrer la requête suivante sur votre barre de recherche : site:[domaine]terme de recherche. Par exemple site:agencepierrot.com rédaction web SEO.
Cependant, Google n’est pas infaillible et il se peut que la fonction site: ne décèle pas toujours l’ensemble des résultats.

Si vous vous apprêtez à créer un site web, vous pouvez d'ores et déjà pallier la cannibalisation de mots-clés en soignant l’architecture de votre site. Cette architecture ou arborescence, va s’articuler autour de la création d’un cocon sémantique qui réunit les mots-clés les plus pertinents pour les disperser intelligemment sur plusieurs pages (on parle alors de page mère-fille). Non seulement vous éviterez de justesse le duplicate content, mais vous gagnerez un temps précieux pour la suite !

Si vous souhaitez détecter la cannibalisation de mots-clés sur votre site, voici quelques astuces :
| Situation | Solution | À savoir |
|---|---|---|
| Deux pages quasi identiques, dont une sans trafic ni lien | Supprimer la plus faible et la rediriger en 301 | La redirection transmet l’essentiel des signaux de l’ancienne URL |
| Deux pages complémentaires sur la même requête | Fusionner en une page plus complète, puis rediriger | La solution la plus efficace dans la majorité des cas |
| Variantes nécessaires (filtres, tri, version imprimable) | Balise canonical vers la page principale | Google peut l’ignorer si les pages diffèrent trop |
| Page utile aux visiteurs mais pas à la recherche | Balise meta robots noindex | La page reste accessible par la navigation |
| Article de blog et page produit sur le même mot-clé | Différencier l’intention (informer contre vendre) et relier l’article à la page produit | Retravaillez title, H1 et ancres de liens |
Éradiquer une page peut être une solution un peu hâtive. Tout d’abord, il convient de l’analyser soigneusement pour déceler des éléments pertinents qui peuvent être recyclés ou améliorés pour donner un nouveau sens à la page. Pour cela, comparez les performances que cette page génère et les résultats de qualités qui en ressortent avec d’autres pages en identifiant votre url principale. Cette étape va vous permettre d’avoir une vue d’ensemble sur l’architecture de votre site et de supprimer les pages véritablement indésirables (tels que les doublons ou les pages les plus faibles) ou bien de les rediriger vers des pages plus fortes en utilisant la redirection 301.
Cette notion de redirection est une solution qui s’avère profitable, car vous ne risquez pas de perdre les liens internes accumulés. En redirigeant vos contenus faibles vers des pages fortes, vos jus de liens suivent ! De plus, vous pouvez aussi transformer le format de vos contenus pour leur donner un nouvel objectif qui évitera la cannibalisation comme :
Pour choisir le bon format, lisez notre article sur les supports digitaux d’une stratégie de contenus.
Comme vous le savez, lorsque Google étudie un site internet, il va examiner quelles sont les requêtes qui déterminent le mieux la page qu’il étudie. Le moteur de recherche va également observer le duplicate content sur votre site et, selon si des pages se ressemblent volontairement, considérera ces pages comme des doublons et non comme des pages d’une même catégorie avec un contenu différent. Par exemple, si vous alimentez une page avec des articles blog, il se peut que cette page arrive un jour à saturation ou bien que vous souhaitiez apporter de l’ordre dans votre blog en segmentant les sujets sur plusieurs pages. Google n'analysera pas cette organisation d’un bon œil et considéra alors ces pages comme des doublons.
Pour éviter cela, les balises canoniques (canonical) sont idéales ! Faites comme suit :
<link rel="canonical" href="https://www.exemple.com/page-principale/">. Gardez en tête que Google la traite comme une indication et non comme une directive : sa documentation sur les URL en double précise qu’il peut choisir une autre page canonique si les signaux se contredisent.
Comme expliqué plus haut, il est possible pour vous de décider si oui ou non une page peut être indexée. Cette réflexion est plus facile dans un sens que dans l’autre, car en utilisant la balise noindex, vous pouvez empêcher l’indexation d’une page. Généralement, ce processus est décidé pour que les pages en double, mais nécessaires, ne se positionnent pas sur la SERP et ainsi laisser la place à la page principale. Pour ce faire, vous allez seulement avoir besoin de votre méta-robot dans laquelle vous allez placer la balise suivante : <meta name="robots" content="noindex">.
Retravailler votre maillage interne est moins efficace pour lutter contre la cannibalisation de mots-clés, mais cela peut apporter un soutien. Pour cela, analysez l’ensemble des urls de vos pages en double pour déterminer laquelle de vos pages est la principale. En suivant, redirigez l’ensemble des liens internes sur votre page principale pour que vos utilisateurs atterrissent sur celle-ci et non sur les pages secondaires. Rien de plus simple !
En vous mettant à la place de vos utilisateurs, vous optimisez vos chances de créer des contenus qui vont les attirer, mais vous assurez également vos chances de les inciter à cliquer sur votre site ! Pour ce faire, imprégnez-vous de leurs potentielles intentions de recherche qu’ils pourraient inscrire dans la barre de recherche.
Voici une liste non exhaustive des formulations opérées par des internautes :
En identifiant cela, vous êtes donc assurés de voir vos utilisateurs cliquez sur vos liens et optimiser votre référencement naturel !

Vous avez maintenant la méthode pour repérer et corriger la cannibalisation sur votre site. Pour l’éviter dès la conception de vos contenus, appuyez-vous sur une recherche de mots-clés rigoureuse : une requête principale par page, attribuée avant la rédaction. Si vous préférez déléguer, notre service d’optimisation SEO prend en charge le diagnostic et les corrections.
Afin d’éviter le problème de cannibalisation de votre site, il convient d’étudier, au préalable, l’architecture des informations que vous allez y disperser. Pour ce faire, effectuez une recherche de mots-clés approfondie et veillez à optimiser chacune de vos pages sur un seul mot-clé pour éviter le duplicate content et, par extension, la cannibalisation de mots-clés.
Siteliner analyse gratuitement une partie de votre site et signale les contenus dupliqués en interne. Dans la Search Console, le rapport « Pages » liste aussi les URL écartées comme doublons, et le rapport « Performances », filtré par requête, montre si plusieurs de vos URL alternent sur un même mot-clé.
Le plagiat consiste à reprendre tout ou partie d’un texte publié ailleurs. En plus d’être une contrefaçon au regard du droit d’auteur, il expose votre site aux règles anti-spam de Google. Des outils comme Duplichecker ou Copyscape comparent votre texte aux pages du web pour détecter les reprises.
Oui. Quand plusieurs de vos pages disent presque la même chose, les moteurs de réponse comme les AI Overviews ou ChatGPT ont moins de raisons de citer l’une d’elles. Une page de référence claire et complète a plus de chances d’être reprise.
Sources
Ne manquez aucune astuce SEO pour dominer Google